peau-bebe1Montre-moi ta peau, je te dirai qui tu es

Pendant des siècles, la maladie a été acceptée avec philosophie et résignation. Aujourd’hui, elle est vécue comme un corps étranger à éradiquer rapidement, suscitant peur et angoisse.

L’homme moderne ne prend plus le temps de réfléchir sur la signification profonde des troubles ressentis. Il préfère largement prendre des médicaments. Malades et médecins arrivent à oublier que la maladie a un sens. Et qu’elle peut être parfois la voie choisie par le malade ; malgré les risques, pour sortir d’une impasse ou résoudre un conflit. Ainsi, ce que nous observons sur une peau humaine est une histoire.  Celle du sujet, tissée de souvenirs et parfois de souffrances.

La Peau pour se dire

Les maladies de peau sont une excellente illustration du rôle de l’inconscient. Première image de soi, premier contact avec le monde extérieur et avec la mère, la peau fonde avec le regard notre relation aux autres. Interface entre le corps et le monde environnant, c’est un organe privilégié de la vie de relation. Frontière avec l’extérieur, elle s’efforce de plaire et de séduire, elle est source de plaisir. On la lave, on la parfume, on la masse avec des crèmes pour lui garder son velouté, on l’habille pour mieux la laisser deviner

Ce qu’il y a de plus profond en l’homme, c’est la peau

Ouverture sur le monde extérieur, la peau est aussi frontière avec une sensibilité intérieure qui peut ne pouvoir dire sa souffrance et ne se manifeste que par des signes cutanés. Elle nous révèle car elle constitue un organe visible qui rougit, pâlit, transpire, devient chaud ou glacé. C’est une enveloppe qui cache le dedans pour mieux le dévoiler. Organe des plus complexes, elle révèle ce qu’il y a de plus archaïque dans l’homme.

Le moi peau

La peau est l’enveloppe du corps, tout comme le moi tend à envelopper l’appareil psychique. Didier Anzieu révéla dans son célèbre ouvrage « Le Moi peau » des analogies fécondes entre l’appareil psychique et le fonctionnement de la peau : limiter, contenir, organiser, qui nourrissent encore aujourd’hui notre réflexion.

Alors, un seul conseil pour la rentrée : soigner votre peau, écoutez-vous !

Si vous souhaitez consulter un psy au Vésinet : Christelle HENNEQUIN-LOEUL, 06 28 35 17  09